Alicaments : l’industrie agroalimentaire devra retirer les allégations trompeuses sur ses produits

Il en sera prochainement fini des arguments sanitaires trompeurs sur certains produits. Hier, en effet, sur proposition de la Commission européenne, les experts des Etats membres ont voté une liste de 222 promesses santé qu'il sera bientôt possible de faire figurer sur les emballages des yaourts, boissons et autres biscuits. De fait, toutes les allégations trompeuses devront être retirées.

En vue d'assurer un niveau élevé de protection des consommateurs, ce texte devrait entrer en vigueur début 2013, signale Le Figaro (page 23). Sous la vigilance de chaque Etat membre, les fausses promesses santé devront par conséquent être retirées par les industriels. Des libellés du type : "Le pruneau facilite le transit intestinal" ou encore "La caféine contribue à l'endurance" ne seront par exemple plus autorisés. En revanche, la plupart des allégations "qui pourront à l'avenir être utilisées par les industriels concerne les bienfaits des vitamines et des minéraux, les plus documentées par les groupes".

Avant de parvenir enfin à cette résolution, indique le quotidien, il aura fallu attendre cinq années. En 2006, la Com­mission européenne avait en effet promis de "faire le ménage" sur les bénéfices santé des produits alimentaires. Il y a deux ans, l'Europe, sous l'égide de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), avait ensuite engagé "le recensement de quelque 44 000 allégations nutritionnelles et de santé utilisées par les industriels pour vanter les mérites de leurs produits".

Au final, il ne reste que 222 allégations, l'Efsa en ayant rejeté 80%. De nombreux industriels ont déploré "le manque de clarté dans les règles du jeu établies par l'Efsa", note Le Figaro. Selon une représentante de l'industrie agroalimentaire, "le nombre de refus s'explique par les critères retenus, très proches de ceux utilisés pour démontrer l'efficacité de médicaments". Dès lors, observe le journal, "plusieurs milliers de produits vont devoir revoir entièrement leur marketing dans les mois qui viennent".

Optique et mutuelle : le "présupposé faux" d'une étude de la Fnof
La Fédération nationale des opticiens de France (Fnof) a effectué une étude sur les pratiques de onze mutuelles en matière d'optique. "Ses conclusions sont sans appel : manque de transparence dans les tarifs, pressions sur les opticiens en termes de produits, remboursements inégaux…", indique Le Parisien/Au­jourd'hui (page 8). A titre d'exemple, selon cette étude, 82% des complémentaires santé "imposeraient à leurs opticiens partenaires des “grilles de produits“ qui restreignent sacrément leur offre".

Pour le président de la Mutualité Française, "cette étude part d'un présupposé qui est faux : si les assurés faisaient jouer la concurrence entre opticiens, cela permettrait de contenir les prix. Or, c'est l'inverse. Le partenariat avec les mutuelles permet au contraire de garantir des tarifs accessibles à tous, et de contrôler la qualité des produits qui sont vendus à nos assurés", explique Etienne Caniard dans ce quotidien. Même tonalité du côté de Malakoff Médéric : "Créer un réseau de partenaires garantit à nos assurés un meilleur accès aux soins", affirme son directeur santé, Laurent Borella.

Hausse des prix des assurances
Hausse des assurances en perspective ! Comme l'an passé, signalent Les Echos (page 27), les contrats en tous genres devraient augmenter au 1er janvier "dans la lignée des majorations pratiquées en 2011".

En assurance santé, "la facture sera la plus lourde", prévient le journal économique. Les deux raisons principales en sont "la dérive tendancielle des dépenses de santé" et le doublement de la taxe de 3,5% à 7% sur les contrats solidaires et responsables. Ainsi, rapportent Les Echos, la Macif devrait augmenter ses tarifs de 6,75% et Aviva de 7%.

Selon le comparateur de tarifs Assurland, les Français vont essentiellement économiser sur le poste santé, indique La Tribune (page 14). Déjà, souligne le quotidien, beaucoup de nos compatriotes "souscrivent à une couverture minimum et d'autres renoncent même à s'assurer".

En ce qui concerne l'assurance multirisque habitation (MRH), poursuivent Les Echos, les augmentations devraient s'étaler de 2,7% à 7% en moyenne. La récurrence des catastrophes climatiques et la recrudescence des vols sont les principaux motifs avancés par les assureurs pour expliquer cette variation de hausse.

En matière de protection automobile, les augmentations seront de 2 à 4%, en partie en raison de la progression des sinistres graves. "Au total, le comparateur estime à 60 euros le surcoût de ces différentes hausses sur un budget assurance de 1 300 euros par ménage", conclut La Tribune.
Frédéric Lavignette