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Alcool : un collégien sur six a déjà été ivre

Deuxième cause de mortalité évitable en France, la consommation d'alcool tend à augmenter progressivement au cours de la scolarité. C'est l'une des observations du dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) entièrement consacré à l'alcoolisme.

D'après l'une des enquêtes publiées par le BEH, un collégien français sur six et trois lycéens sur cinq reconnaissent avoir été déjà ivres, rapportent Les Echos (page 12). La consommation d'alcool pendant ces années semble évoluer par seuil : "Si 59% des élèves de sixième déclarent avoir testé une boisson alcoolisée, cela concerne 83% des élèves de troisième et enfin 93% de ceux de terminale", rapporte Le Figaro (page 9). Pour ce qui est de l'état d'ivresse, on observe le même schéma : l'étude montre que 7% des élèves de 6e ont déjà été saouls, alors qu'ils sont presque 70% en troisième.

D'après cette enquête, le "tournant" dans la consommation interviendrait en 4e, indique Libération (page 13). Entre la 4e et la terminale, l'usage régulier d'alcool, c'est-à-dire au moins dix verres dans le mois, passe de 3% à 24% des élèves. Quant à l'ivresse, 7% des élèves de 4e avouent l'avoir connue dans le mois précédent l'enquête, contre 27% en terminale.

Le comportement des jeunes face à ce qui reste "la substance psychoactive la plus précocement expérimentée" dépend de plusieurs facteurs sociologiques. Comme le note Le Figaro, la consommation d'alcool varie en fonction du sexe, du niveau scolaire ou du niveau de diplômes des parents. "Ainsi, les filles boivent-elles moins que les garçons et les bons élèves moins que ceux en retard dans leur scolarité."

Les lycéens dont les parents ont fait des études supérieures au bac consomment à 37,4% de l'alcool, tandis que ceux dont les parents ont un diplôme inférieur sont 28,5% à en boire, pré­cise Libération. "Une fois ces jeunes devenus étudiants, les habitudes semblent prises", poursuit le quotidien et les excès s'installent et se répètent. Au cours du mois précédent l'étude par exemple, 33% des 18-25 ans ont indiqué avoir bu au moins six verres en une seule occasion. Un chiffre qui a doublé entre 2005 et 2010.

Investissements d'avenir : comment l'Etat va les financer
Alors qu'il entame la deuxième année de son quinquennat, François Hollande prépare "pour les dix ans qui viennent" un plan d'investissement dont la teneur devrait être présentée prochainement, prévient Le Parisien/Aujourd'hui (page 6). Selon le président de la République, "il concernera le numérique, la transition énergétique, la santé, les grandes infrastructures et, d'une manière générale, les nouvelles technologies".

Pour le financer, indiquent Les Echos (pages 4 et 5), l'Etat pourrait puiser dans sa "belle collection de bijoux de fa­mille", même s'ils ne sont pas tous faciles à négocier. Dimanche, le Premier mi­nistre, Jean-Marc Ayrault, avait déjà laissé entendre la possibilité de dégager, "dans un certain nombre d'entreprises publiques où le taux de participation de l'Etat [au capital] est très important", une partie des financements nécessaires à de l'investissement.

Pour autant, a prévenu hier sur iTélé le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, "ce n'est pas le retour des privatisations, mais c'est une gestion fine du capital de l'Etat". Avec des participations réparties dans plus d'une soixantaine d'entreprises, l'Etat dispose d'un portefeuille suffisant pour "dégager du cash", écrit Le Parisien/Aujourd'hui. D'après Les Echos, le montant de ses participations dans les entreprises cotées s'élève à 60 milliards d'euros.

Dans ce portefeuille, remarque Le Figaro (pages 18 et 19), "le groupe EDF fait souvent figure de candidat idéal à une cession d'une partie de la participation de l'Etat. Avec une détention de près de 85%, le gouvernement dispose d'une marge de manœuvre importante tout en conservant la majorité du capital". Une vente de 1% de ce dernier pourrait lui rapporter environ 330 millions d'euros, ajoutent Les Echos. Et s'il se décidait à descendre au seuil minimum établi par la loi, à savoir 70%, il en retirerait 4,7 milliards d'euros.

Parmi les autres ressources possibles, les regards sont également tournés vers GDF Suez, dont il détient 36% des parts. Mais les rumeurs de vente de capital évoquent tout aussi régulièrement le nom d'Aéroports de Paris (ADP) propriété de l'Etat à 54% et dont le titre a fortement progressé depuis le début de l'année, ou encore de France Telecom dont il détient 13,4% des participations.

Frédéric Lavignette