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Accord sur les prix des médicaments sans ordonnance

Le syndicat national des groupes pharmaceutiques (Leem) et l’Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa) viennent de signer un accord en vue de "maîtriser" les prix des médicaments qui vont être vendus en libre accès en pharmacie. Selon Les Echos (page 23), cet accord vise les 200 médicaments délivrés sans ordonnance qui devraient passer en libre accès à partir du mois prochain. En clair, résume Le Monde (page 15), les prix ne devraient pas trop varier d’une officine à l’autre.

De façon globale, poursuit le quotidien, les Français accueillent plutôt favorablement cette initiative quelque peu obligée par Bruxelles. Selon un sondage réalisé par TNS pour l’Afipa, cette mise à disposition en accès libre des produits d’automédication leur permettra de saisir les boîtes et de lire les notices. Au total, 62% d’entre eux estiment en effet qu’ils pourront ainsi "comparer les prix" et 53% les produits entre eux.

Ces comparatifs inquiètent justement les pharmaciens. Ils craignent que ce libre accès "ouvre la porte (...) à l’entrée de la grande distribution sur ce segment de marché". Toutefois, le sondage est plutôt rassurant pour la profession : "Pour les deux tiers des clients, le pharmacien garde un rôle pivot." Quelle que soit la situation, 87% des Français déclarent qu’ils continueront à lui demander conseil avant d’acheter. Quant à savoir s’ils achèteront davantage, "83% affirment que non" alors que 17% envisagent déjà des achats de "précaution".

Généralement, indique le sondage, "les adeptes de l’automédication sont surtout des femmes et des jeunes (35-49 ans)" : 69% d’entre eux déboursent entre 10 et 50 euros par an pour soigner un rhume, un début de fièvre ou encore une toux. En revanche, les personnes âgées, surtout si elles sont seules et à faible revenu, sont rarement consommatrices de médicaments non remboursés.

Deux mois après l’interdiction du tabac
Un groupe de travail missionné par le ministère de la Santé a présenté hier un premier bilan sur la mise en œuvre de l’interdiction de fumer dans les lieux publics en vigueur depuis le 1er janvier. Selon Les Echos (page 7), ce groupe composé d’associations de défense de la santé et de représentants de la filière café-hôtels-restaurants "s’est employé à démontrer (...) qu’il n’y avait pas dichotomie entre les uns et les autres."

Logiquement, cette interdiction a permis de réduire fortement l’exposition au tabagisme passif. Le taux de pollution de certains établissements a en effet chuté de 80% avec, comme "conséquence spectaculaire", la baisse "de 15% en janvier des admissions aux urgences pour infarctus du myocarde des moins de 65 ans". "Jamais aucune mesure de santé publique, aucun médicament n’a occasionné une telle cassure", se félicite le cardiologue David Thomas de la Pitié-Salpêtrière.

Malgré tout, notent Les Echos, la baisse des ventes de cigarettes n’a pas été considérable. En janvier, les ventes ont chuté de 6,3% et ont augmenté de 2,3 en février. "Sur les deux premiers mois, la baisse n’est donc “que” de 2,3%." Par ailleurs, souligne le groupe de travail, si le recul de l’activité économique des établissements est notable, il est essentiellement lié à la mauvaise conjoncture.

Frédéric Lavignette