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Acam : accord en vue

Les assureurs (assurances privées, mutuelles et institutions de prévoyance), les banquiers et le ministère de l’Economie seraient "proches d’un accord" sur l’architecture de la nouvelle autorité de contrôle des banques et des assurances.

"Nous avons toutes les bases d’un accord de principe", confirmait-on hier soir à Bercy, selon le quotidien Les Echos (page 23). Une réunion est toujours prévue lundi matin autour de la ministre Christine Lagarde pour officialiser la fusion entre la Commission bancaire et l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam).

Selon le quotidien économique, le schéma retenu reposerait sur une autorité unique pour la banque et l’assurance, qui serait chargée du contrôle systémique de l’ensemble, et sur deux sous-collèges spécifiques, banque et assurance. La nouvelle autorité de contrôle serait basée à la Banque de France.

Jusqu’au bout, les assureurs et les mutualistes "auront bataillé pour que la future autorité soit dotée de la personnalité morale, seul gage, selon eux, de l’autonomie de gestion à long terme, écrit Géraldine Vial dans Les Echos. Ils n’y seront pas parvenus, mais auront obtenu un certain nombre de contreparties - dix-huit, dit-on - permettant d’arriver peu ou prou au même résultat." En particulier, les sous-collèges seraient dotés de l’autonomie budgétaire et assureront l’instruction des dossiers en premier ressort.

Selon Les Echos, la nouvelle autorité de contrôle serait dotée d’un collège de 16 membres, dont 4 représentants des assureurs et des mutualistes et 4 des banquiers, et d’un collège restreint de 8 membres (dont 2 banquiers et 2 assureurs) habilité à statuer sur tous les sujets. Le collège serait présidé par le gouverneur de la Banque de France, tandis que le vice-président serait une personnalité ayant des compétences dans le domaine de l’assurance.

Grippe A : stratégie vaccinale en août
Compte tenu de la vitesse à laquelle se propage le virus H1N1, les autorités sanitaires prévoient que 20 millions de Français pourraient être touchés par la grippe A d’ici à la fin de l’année, contre 2,5 millions habituellement infectés par la grippe saisonnière, indique Le Monde (page 1).

"Au mois d’août, la stratégie vaccinale va être définie. Nous serons prêts à la déployer à la rentrée", affirme la ministre de la Santé dans un entretien au Quotidien du médecin daté d’hier (page 7). "C’est la date de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) qui déterminera le début de la campagne de vaccination. Mais bien sûr, nous suivons de près l’évolution du virus et, si la virulence se révélait exceptionnelle, nous pourrions reconsidérer ce choix", ajoute Roselyne Bachelot.

Les antiviraux ne doivent pas faire l’objet de "prescriptions de précaution", même pour les médecins eux-mêmes, précise-t-elle. La ministre souhaite "faire passer un message : la prescription doit être réservée aux cas qui le nécessitent, afin de ne pas courir le risque de voir émerger des résistances" aux antiviraux. Ces "patients à risque", La Croix (page 5) en dresse la liste : les insuffisants respiratoires, cardiaques ou rénaux, les asthmatiques, les diabétiques, les immunodéprimés ainsi que les femmes enceintes.

Contredisant les propos rassurants de Roselyne Bachelot, Le Parisien/Aujourd’hui (pages 2 et 3) opte pour un titre alarmiste : "Les vaccins ne seront pas là à la rentrée." "Il faut croiser les doigts pour que la pandémie attendue ne survienne pas en France dès septembre, car les vaccins n’arriveront qu’en octobre", écrit Claire Chantry dans Le Parisien.

Octobre, c’est la date de livraison que se fixe le laboratoire suisse Novartis. Pour Sanofi-Pasteur, qui doit fournir 40% du marché mondial des vaccins contre la grippe A, la production massive est prévue pour novembre et décembre. "Le vaccin est déjà prêt, mais il est conservé en vrac dans des cuves, en attendant la fin des essais cliniques pour fin septembre et l’autorisation de mise sur le marché", explique, dans Le Parisien, Albert Garcia, spécialiste de la grippe A chez Sanofi-Pasteur.

La crise sanitaire ne fait pas que des victimes. "La grippe A profite à Roche", titre le quotidien Les Echos (page 16). Le laboratoire suisse annonce un bénéfice de 11% au premier semestre grâce aux ventes de son antiviral, le Tamiflu, qui ont triplé !

John Sutton