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42% des spécialistes pratiquent des dépassements d’honoraires

En 2012, les spécialistes pratiquant les dépassements d'honoraires étaient près de 23.000, soit 42,4% d'entre eux. Selon la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), qui vient de dévoiler ces chiffres, cette proportion est en constante augmentation depuis 10 ans et réduit de plus en plus la possibilité d'être soigné par un médecin libéral à des tarifs opposables.

En effet, rapportent Les Echos (page 5), les chirurgiens sont 79% à facturer des dépassements d'honoraires, les gynécologues-obstétriciens 65%, les ORL 59% et les ophtalmologues 56%. "Le tableau est en réalité très contrasté", commentent Les Echos qui soulignent que c'est en Ile-de-France, en région Lyonnaise et en Alsace que ces dépassements sont les plus élevés, avec un taux moyen de 80% au-delà des tarifs de la Sécurité sociale. A l'inverse, ce taux est inférieur à 40% dans certaines régions de l'Ouest, l'Aquitaine mise à part.

Ce qui est nouveau, note le quotidien économique, c'est que "l'importance de ces dépassements tarifaires marque le pas". En 2011, le taux moyen de dépassement par rapport au tarif de la Sécurité sociale était de 56,1% tandis qu'en 2012, il affichait un léger recul à 55,9%. Après trente ans d'augmentation, cet infléchissement marque peut-être "un début de stabilisation", qui semble concerner toutes les spécialités, remarque le quotidien.

Une inversion de la tendance serait la bienvenue car "ces dépassements commencent à poser des problèmes d'accès aux soins dans certaines régions et pour certaines spécialités", soulignent Les Echos. Des mesures ont été prises pour les limiter, parmi lesquelles la création d'un "contrat d'accès aux soins", prévu par l'avenant n° 8 à la convention médicale.

Ce dispositif signé en octobre entre l'assurance maladie, les syndicats de mé­decins et les complémentaires santé engage les spécialistes qui y souscrivent à geler leurs tarifs pendant trois ans. "En contrepartie, ils bénéficieront d'un allègement de leurs cotisations sociales." De surcroît, la base de remboursement de leurs actes sera relevée, autrement dit, leur remboursement par la Sécurité so­ciale sera amélioré, écrit le journal.

Pour l'heure, près de 5.000 médecins ont adhéré à ce contrat. La Cnam vise les 8.100 signataires au 1er octobre, soit un tiers des praticiens éligibles. Une proportion déjà atteinte dans certains départements tels que les Alpes-Maritimes ou les Pyrénées-Orientales.

Le chômage stagne en mai
La courbe des demandeurs d'emplois a connu un léger fléchissement au mois de mai, ce qui est une première depuis deux ans. D'après les chiffres communiqués hier par le ministère du Travail, le nombre d'inscrits en catégorie A au Pôle emploi a en effet stagné le mois dernier et, si l'on intègre les chômeurs ayant eu une acti­vité réduite (catégorie B et C) et l'outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi a même reflué de 3.600, soit 0,1% en moins.

Cette stabilisation s'inscrit "dans une tendance qui reste néanmoins à la hausse (+ 11,5% sur un an), et qui restera sans doute dans les mois à venir", observe Le Parisien/Aujourd'hui (page 8). De fait, le gouvernement se garde de manifester trop d'enthousiasme, même s'il se félicite de "cette accalmie [qui] est cohérente avec certains signaux favorables observés cette semaine".
L'explication de ce fléchissement "en trompe l'œil", selon l'expression du Figaro (page 19), semble plutôt être d'ordre administratif. En effet, poursuit Le Parisien/Aujourd'hui, "le nombre des chômeurs rayés des listes pour défaut d'actualisation a bondi de 20%. Ils sont 219.500 à avoir disparu des statistiques, contre 183.100 en avril".

"Un seul mois de stabilisation est évidemment très loin de signer un retournement de tendance" d'ici à la fin de l'année, comme l'a promis le chef de l'Etat, notent à leur tour Les Echos (page 4), qui rappellent que le nombre total de chômeurs s'élève à 3.264.500.

Frédéric Lavignette