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226 médicaments bientôt en libre accès

Réunion demain entre les industriels du médicament et les pharmaciens au ministère de la Santé. Objectif : déterminer les conditions dans lesquelles des médicaments délivrés sans ordonnance seront vendus en libre accès dans les officines, annonce Le Figaro-économie (page 43). Cette réunion de concertation pourrait être la dernière avant l’envoi des décrets au Conseil d’Etat pour que ce dispositif puisse entrer en application début mai. Cette mesure, sans obligation pour les pharmaciens, a été souhaitée par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dans l’objectif de favoriser la baisse des prix des médicaments, en rendant les étiquettes bien visibles, explique ce quotidien.

Selon Le Figaro-économie, les projets de décret indiquent que "ces médicaments doivent être présentés dans un espace réservé et clairement identifié". Pas question de les mélanger aux produits de parapharmacie, comme les substituts de repas ou les crèmes. "Cet espace est situé de façon à permettre le contrôle effectif du pharmacien, à proximité immédiate des postes de dispensation des médicaments", indiquent ces textes.

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) devrait publier prochainement une liste qui comprend 226 médicaments. On y trouve notamment des antalgiques, des antitussifs et des médicaments indiqués en ORL, ophtalmologie, gastro-entérologie... Elle est disponible sur le site Internet du Figaro (www.lefigaro.fr). Ont été exclus la "pilule du lendemain", la codéine (antitussif dérivé de la morphine parfois détourné par les toxicomanes) et, pour le moment, les médicaments pédiatriques, l’homéopathie et la phytothérapie.

"Chaque laboratoire est libre de demander qu’un médicament éligible passe devant le comptoir", poursuit Le Figaro. Pour sa part, le principal syndicat de pharmaciens réclame "une cohérence de santé publique et une cohérence économique". Autrement dit, dans une même classe de médicaments, plusieurs produits soient concernés. Cette demande vise en particulier les antalgiques où se côtoient des produits remboursables et non remboursables. Comme le souligne Le Figaro-économie, "les industriels semblent peu pressés de demander le passage en libre-service des premiers, dont les prix sont fixés par l’Etat et qui sont souvent moins chers que leurs "cousins" non vignetés".

Secteur optionnel : un rapport "gagnant-gagnant"
"Il faut un secteur qui puisse se substituer, à terme, au secteur 2. Celui-ci a désorganisé le système et est aberrant d’un point de vue médical et économique", estime Daniel Lenoir, directeur général de la Mutualité française dans l’hebdomadaire Panorama du médecin du 10 mars (page 11). "Le secteur optionnel doit être une alternative positive. Nous sommes prêts à négocier la possibilité de prendre en charge des compléments d’honoraires en échange de leur opposabilité et d’engagements sur la qualité. (...). Le secteur optionnel doit être un processus gagnant-gagnant et non, comme pour le secteur 2, un processus gagnant-perdant", poursuit-il. Rappelons que ce secteur permettrait aux médecins en secteur 1 de pratiquer des compléments de rémunération encadrés sur une partie de leur activité.

John Sutton