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217 médicaments en libre accès

Antalgiques, sirops contre la toux, produits dermatologiques, d’ophtalmologie ou de sevrage tabagique... La ministre de la Santé dévoile ce matin dans une officine parisienne la liste des 217 médicaments mis en libre accès dans les pharmacies, annonce Le Figaro-économie (page 20). Le décret modifiant le Code de la santé publique est paru aujourd’hui au Journal officiel, précise le quotidien Les Echos (page 4). Cette liste est consultable sur le site Internet de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Rappelons qu’aucun médicament remboursable n’est concerné par cette mesure. Pour Roselyne Bachelot, il n’est pas question que ces produits soient mis en vente libre dans les grandes surfaces, même si certains craignent que ce décret ne relance l’offensive des centres Leclerc, souligne Le Figaro-économie. Hors de question également d’autoriser les offres promotionnelles du type "deux produits pour le prix d’un".

Afin d’évaluer les résultats de cette mesure, la ministre installe en même temps un "observatoire des prix". De leur côté, les industriels du médicament ont prévenu la semaine dernière que ceux-ci ne baisseront pas de façon significative avec le libre accès, car, selon eux, la concurrence existe déjà pour ces produits. Des arguments qui font bondir les pharmaciens, remarquent Les Echos. "Ce sont les laboratoires qui ont poussé les pouvoirs publics à autoriser le libre accès, en faisant valoir, justement, que cela ferait baisser les prix", réagit Gilles Bonnefond, secrétaire général de l’Union des syndicats de pharmaciens. "S’ils refusent de les réduire, nous demanderons aux fabricants de génériques de nous proposer des gammes complètes de médicaments sans ordonnance moins chers." Invité hier de l’émission "Polémiques" sur i-Télé, le directeur général adjoint de la Mutualité française a approuvé cette disposition du libre accès car elle permet aux patients d’être "plus autonomes pour leur santé". Dans le même temps, a ajouté Jean-Martin Cohen Solal, il faudra "développer le rôle de conseil du pharmacien".

Autre mesure attendue dans les prochains jours : l’arrêté imposant aux médecins de remettre à leurs patients "une information écrite préalable" à tous les actes supérieurs à 80 euros, rappelle Le Figaro-économie. Un prochain décret fixera les sanctions financières prévues en cas de refus de présenter ce devis. Enfin, pour lutter contre les dépassements d’honoraires, un décret devrait paraître avant la fin de l’année pour définir la trop vague notion de "tact et mesure", imposée par le Code de déontologie médicale.

Budget de la "Sécu" : le compte n'y est pas
"Le déficit du régime général de la Sécurité sociale ne reflète pas fidèlement la réalité puisqu’il est sous-estimé de près d’un milliard d’euros", a affirmé hier Philippe Seguin, premier président de la Cour des comptes, notent Les Echos (page 5). "Au total, le déficit du régime général n’est pas de 9,5 milliards d’euros, mais de 10,5 milliards", précise-t-il dans La Tribune (page 29). La Cour a refusé de certifier les comptes de l’activité de recouvrement et de l’Acoss, la "banque" de la "Sécu".

Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, a fait savoir aussitôt qu’il ne partageait "pas pleinement le bien-fondé des observations de la Cour des comptes". Il a estimé, au contraire, que les chiffres présentés le 18 juin par la Commission des comptes de la Sécurité sociale "donnent une image fidèle des résultats du régime général en 2007" (La Tribune). Quelles conséquences aura la non-certification des comptes de la "Sécu" ? Les députés devront jouer les arbitres à l’automne lors du débat sur le PLFSS pour 2009, au cours duquel les comptes définitifs de 2007 seront examinés.

John Sutton