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100 euros de plus pour l’acquisition d’une complémentaire santé

La ministre de la Santé a annoncé hier sur Canal + qu’elle allait augmenter de 100 euros l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) pour les personnes âgées de plus de 60 ans, indique Le Parisien/Aujourd’hui (page 8). L’aide annuelle s’élèvera ainsi à 500 euros par bénéficiaire, contre 400 euros, précise La Tribune (page 5). Mise en place en 2005, l’ACS vise à faciliter l’accès à une complémentaire santé pour les ménages aux revenus modestes, mais qui ne sont pas éligibles à la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire.

"3,5 millions de nos concitoyens n’ont pas de mutuelle. La moitié pour des raisons financières", a affirmé Roselyne Bachelot, citée dans L’Humanité (page 4). Selon des statistiques de l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes) publiées en mai, rappelle Le Figaro-économie (page 21), 7 % de la population française ne disposaient pas de complémentaire santé en 2006, soit environ 4,4 millions de personnes. Pour l’Irdes, l’absence de couverture dépend essentiellement du niveau de revenus. Elle est la principale cause de renoncement à des soins. Selon la Commission des comptes de la Sécurité sociale, seules 380.000 personnes bénéficiaient de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé en mai 2008, souligne La Tribune.

Les antibiotiques, c'est plus automatique
Depuis le lancement en 2002 de campagnes sur le bon usage des antibiotiques, la France a réduit de 23% la consommation de ces médicaments, a annoncé Geneviève Chapuis, de la Cnam, lors d’un colloque organisé la semaine dernière par la direction générale de la Santé, indique Le Figaro (page 11).

Ce bon résultat, dans un pays qui enregistrait l’un des taux les plus élevés de résistance bactérienne, s’explique par plusieurs facteurs. Il est dû en premier lieu à la réussite du plan national lancé par le ministère de la Santé. Il portait sur trois axes : la sensibilisation du grand public avec le fameux slogan : "Les antibiotiques, c’est pas automatique !", la mise à disposition de tests de diagnostic rapide des angines pour déterminer leur origine virale ou bactérienne, et enfin, une action ciblée vers les médecins "gros prescripteurs" d’antibiotiques. Résultat : les Français, qui avant la campagne de sensibilisation étaient 37% à attendre une prescription d’antibiotiques, ne sont plus aujourd’hui que 23% à le faire. Plus spectaculaire encore : la proportion de parents espérant une ordonnance pour leur enfant malade est passée de 45% avant 2001 à seulement 25% actuellement.

John Sutton