La croissance des maladies professionnelles

Les accidents du travail reculent, mais pas les maladies professionnelles. C'est ce qui ressort d'un rapport présenté hier au ministre du Travail par les inspecteurs du travail en charge d'observer les dangers en milieu professionnel.

En 2009, la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale a enregistré une baisse portant le nombre de sinistres à 1,2 million, contre un peu plus de 1,3 million en 2008. Pourtant, observe La Croix (page 11), "cette diminution cache une évolution contrastée".

En effet, si les accidents du travail – qui représentent plus de 80% des sinistres – ont diminué de 7,5% en 2009, indique le quotidien, c'est en raison du "ralentissement de l'activité salariée". Désormais, "l'indice de fréquence" se porte à 36 accidents du travail pour 1 000 salariés, alors qu'il était de 44,4 en 1999. Néanmoins, en 2009, 538 décès leur sont imputables. Près de 20 cas de suicides sont également reconnus chaque année en accidents de travail.

Pour leur part, les accidents de trajet au travail ont augmenté de 6,8%, alors qu'ils étaient stables depuis 2003. Ce qui représente 5,1 accidents pour 1 000 salariés en 2009. Les intempéries et la multiplication des glissades qu'elles ont occasionnées sont la cause de cette hausse, indique la branche AT-MP de la Sécu. Le risque "accident de trajet" est d'ailleurs responsable de 356 décès en 2009.

Depuis 1999, les cas de maladies professionnelles sont également à la hausse avec + 8%. La "croissance continue depuis dix ans" des troubles musculo-squelettiques (TMS) explique cette inflation des maladies professionnelles. Les TMS, qui représentent 80% de ces pathologies, atteignent 2 salariés sur 1 000.

En ce qui concerne les cas de mortalité par maladies professionnelles, ils ont été de 564 en 2009. Selon le rapport, les maladies bénignes liées à l'amiante tendent à diminuer. En revanche, les pathologies mortelles telles que les cancers liés à l'inhalation de poussière d'amiante ont, eux, augmenté.

Solvabilité 2 : nouveau test
La seconde vague de tests de résis­tance pour les assureurs européens pourrait être lancée cette semaine. L'Autorité européenne de supervision de l'assurance (Eiopa), qui vient de confirmer le lancement de cette prochaine phase, envisage d'en publier les résultats en juillet.

Selon Les Echos (page 30), "une nouveauté de taille par rapport aux premiers “stress tests” de l'an dernier" sera cette fois-ci proposée aux assureurs. En effet, ils vont devoir tester leur résistance dans l'environnement prudentiel de Solvabi­lité 2, "c'est-à-dire à partir d'une me­sure économique de leurs risques". A priori, l'Eiopa envisage un taux de participation de 50% par pays.

Le danger des fruits et légumes
Certains fruits et légumes peuvent être redoutables pour la santé, comme devrait le montrer la Semaine pour les alternatives aux pesticides qui se tient jusqu'au 30 mars. Comme le rapporte Le Monde (page 29), des produits chimiques (insecticides, fongicides et herbicides) se cachent en effet dans les produits naturels que les autorités de santé recommandent de consommer, à raison de cinq par jour.

Pourtant, selon une étude de la direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGC-CRF), 43,8% des 3.430 échantillons de fruits et légumes analysés en 2008 contenaient des résidus de pesticides, et 4% d'entre eux dépassaient la concentration maximale de résidus légalement autorisée.

Pour certains, avance Le Monde, ces substances peuvent être considérées comme des "perturbateurs endocriniens" ou comme des "substances toxiques voire cancérigènes".
Frédéric Lavignette