L’allocation de rentrée scolaire est arrivée

L’allocation de rentrée scolaire, dont le montant est fixé à 268 euros par enfant, vient d’être versée à trois millions de familles. Destinée aux foyers les plus modestes, cette aide est accessible dès le premier enfant scolarisé. Mais pour les associations familiales, elle reste insuffisante.

Coup de pouce pour la rentrée ! L’allocation de rentrée scolaire a été versée par les caisses d’allocations familiales (Caf) à compter du 17 août dernier. D’un montant de 268 euros par enfant en 2006 (contre 263 euros en 2005), cette aide est destinée aux familles dont les revenus sont modestes et qui ont des enfants scolarisés entre 6 et 18 ans. Elle concerne près de trois millions de familles, selon le ministre délégué à la Famille, Philippe Bas.

Conditions de ressources
Pour en bénéficier, les revenus du foyer ne doivent pas dépasser un plafond annuel calculé en fonction du nombre d’enfants à charge : 17.299 euros pour un enfant, 21.291 euros pour deux, 25.283 euros pour trois et 29.275 euros pour quatre enfants. Ce plafond augmente ensuite de 3.992 euros pour chaque enfant supplémentaire. Les parents de jeunes de moins de 18 ans en apprentissage ne peuvent pas en bénéficier si la rémunération de leur enfant est inférieure à 768,70 euros (soit 55% du Smic mensuel). Les jeunes en contrat de qualification n’ont pas accès à l’allocation. Si la famille dispose de revenus légèrement plus élevés que le plafond de ressources, elle bénéficie alors d’une allocation à un taux plus réduit.

Un niveau insuffisant
Pour les associations familiales, le montant de cette aide reste généralement insuffisant face aux dépenses de la rentrée. La Confédération syndicale des familles (CSF) estime par exemple à 335 euros le coût d’une rentrée dans une classe de quatrième et à 700 euros en BEP industriel.

L’Union nationale des associations familiales (Unaf) rappelle que l’allocation de rentrée scolaire est d’un même montant quel que soit l’âge ou la filière de l’enfant concerné. Or, "Pour les jeunes au lycée ou en enseignement professionnel, la différence entre l’ARS et le coût réel de la rentrée peut être considérable." La modulation de cette aide en fonction du niveau ou de la filière scolaire apparaît ainsi indispensable à l’Unaf, qui la réclame depuis plusieurs années.