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Dons d’organes : en parler à ses proches, c’est faire respecter ses volontés

Publié le 22/06/2007, Dernière mise à jour le 26/06/2007

La 7e journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe a eu lieu le 22 juin. Soutenue par la Mutualité Française, l’Agence de la biomédecine rappelle aux adultes et aux adolescents qu’il est primordial d’en parler à ses proches. Objectif : leur éviter une "lourde décision" en cas de décès.

"Dire sa position, c’est aussi aider ses proches" : à l’occasion de la 7e journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, qui a lieu le 22 juin, l’Agence de la biomédecine, soutenue par la Mutualité Française, souhaite nous inciter à parler ouvertement du don d'organe à notre entourage.

Après sa mort, toute personne est considérée comme consentante au don si elle n’a pas exprimé son opposition de son vivant sur le registre national des refus. Mais dans la pratique, les professionnels de santé continuent d'interroger la famille ou les proches pour connaître les volontés du défunt.

Les jeunes, favorables au don

Lorsque sa position est connue, cet entretien "se déroule dans les meilleures conditions possibles et la chaîne de prélèvement et de greffe est, soit stoppée, soit rapidement enclenchée", indique l’Agence de la biomédecine. Il n’y a pas d’âge limite pour être donneur. Quel que soit l’âge, en parler autour de soi, "c’est donc s’assurer que sa volonté sera respectée".

Cette année, l’Agence de la biomédecine a tenu à sensibiliser aussi bien les adultes que les jeunes dès 16 ans. Une étude réalisée en 2006 par l’Agence de la biomédecine a montré qu’ils ont "suffisamment de maturité pour comprendre et envisager le don d’organes" : 84% d’entre eux y sont favorables et 71% accepteraient un prélèvement de leurs organes en cas de décès.

Si cette question délicate n’a jamais été évoquée, "les conditions du dialogue sont beaucoup plus difficiles" pour la famille en deuil et "l’impératif d’urgence peut être mal vécu". Il est donc primordial de communiquer largement son opinion, d’autant plus que la carte de donneurs "n’a aucune valeur légale". Elle "ne peut donc en aucun cas remplacer un échange sur sa position avec sa famille ou son entourage le plus proche".

Le don d'organe en chiffres

En 2006, 12.450 malades ont eu besoin d’une greffe et 4.428 greffes ont été réalisées. Au total, 1.442 donneurs ont été prélevés, ce qui représente un taux de prélèvement de 23,2 par millions d’habitants. Dans 94% des cas, ces greffes ont été réalisées à partir de donneurs décédés. Faute de greffon, 239 personnes sont décédées.

Pour en savoir + :

Un guide d’information intitulé "Donneur ou pas… pourquoi et comment je le dis à mes proches" a été réactualisé et complété. Il sera distribué par les partenaires de l’Agence de la biomédecine et par les bénévoles qui seront présents samedi 23 juin dans plus de 160 galeries marchandes. Ce guide est disponible en téléchargement sur le site www.agence-biomedecine.fr ou sur commande gratuite au numéro vert 0 800 20 22 24.

Retrouvez le site www.ledonlagreffeetmoi.com.

Lire l'article " Greffe d'organe : la pénurie persiste"

Lire aussi " Les jeunes sont favorables au don d'organe mais ils manquent d'infos" et " Dons d'organes : briser le tabou"

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