bannière sur la pétition contre la taxe sur la santé

L'IRM : un examen d'imagerie médicale inoffensif et indolore

Publié le 26/11/2009, Dernière mise à jour le 28/09/2010

L'IRM est un examen d'imagerie médicale qui n'utilise pas de radioactivité. Il est sans danger et sans douleur. Pourtant, de nombreuses personnes sont stressées à l'idée de passer cet examen, par peur d'être enfermées dans le tunnel de l'appareil. Si c'est votre cas, il faut en parler dès la prise de rendez-vous.

Stressant ! C'est sûrement l'adjectif le plus souvent employé pour qualifier l'IRM. Cet examen d'imagerie médicale "est pourtant inoffensif et il n'est pas douloureux", rassure la Dre Emmanuelle Delfaut, radiologue de ville à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). "Mais certaines personnes, qui souffrent notamment de claustrophobie, se sentent mal à l'idée d'être enfermées dans le tunnel de l'appareil."

C'est le cas de Marc, un cadre parisien d'une cinquantaine d'année, qui a été victime d'une véritable crise de panique : "J'ai fait une mauvaise expérience, raconte-t-il. J'ai tapé comme un fou sur la paroi de l'appareil. J'avais l'impression d'étouffer. Il a fallu interrompre l'examen. J'étais en larmes. Une fois sorti du tunnel, je me suis senti ridicule."

Les personnes stressées par un examen d'imagerie par résonnance magnétique (IRM) doivent le signaler dès la prise de rendez-vous. "Quand je reçois un patient anxieux, je lui explique précisément le déroulement de l'examen et les moyens de communication qui seront à sa disposition pour rester en contact permanent avec l'équipe", précise la radiologue. C'est la qualité de l'accueil et de l'information qui va permettre au patient de se sentir en confiance et d'éviter une crise de panique.

Pas assez d'écoute
Mais cette attention n'est pas toujours au rendez-vous. "Une fois déshabillé, on m'a demandé de m'allonger sur la table, se rappelle Jean-François. On m'a donné une poire dans la main pour déclencher l'alarme. Pas plus d'explications. J'ai eu le sentiment désagréable d'un travail à la chaîne." Pour cet imprimeur parisien, tout s'est bien passé, mais il déplore "l'absence d'information et d'écoute avant et après l'examen".

Le malade, allongé sur une table coulissante, prend place dans un cylindre étroit d'environ 60 cm de diamètre. Si l'examen concerne le cerveau ou le haut du corps, seuls ses membres inférieurs sont à l'air libre. A l'intérieur, la personne dispose d'un éclairage et d'une ventilation, d'un micro et d'enceintes pour pouvoir communiquer à tout moment avec le personnel soignant. L'équipe médicale se trouve dans une pièce séparée de l'appareil par une vitre.

Certains radiologues peuvent proposer aux personnes anxieuses de visiter la salle avant l'examen et de venir accompagné d'un proche. "Si c'est nécessaire, je prescris également un médicament contre l'anxiété, mais rares sont les patients qui en ont besoin", explique la radiologue. "Pour un IRM qui concerne le cerveau, les patients peuvent également prendre un anxiolytique avant l'examen: ce n'est pas une contre-indication."

Un examen sans irradiation
"Comme l'échographie, l'IRM n'émet pas de radiations ionisantes", souligne la radiologue. Cette technique d'imagerie n'utilise donc pas de radioactivité, au contraire du scanner et de la radiologie classique. Elle fait appel à un champ magnétique puissant qui fait vibrer les noyaux d'hydrogène contenus dans les tissus du corps humain. Leurs mouvements sont captés et décodés par un ordinateur. Il les transforme en images en trois dimensions ou en coupes transversales.

Lors des différentes séquences de l'examen, l'aimant émet un bruit répétitif comparable à celui d'un tam-tam. Le port d'un casque anti-bruit ou de protections auditives permet d'atténuer ce désagrément. Les examens d'imagerie par résonnance magnétique durent en moyenne 20 minutes : certains peuvent nécessiter l'injection d'un produit de contraste. Ce médicament permet une meilleure lisibilité des images.

Pas d'objets métalliques
Seule contre-indication à l'IRM : la présence d'objets métalliques, en raison du champ magnétique émis par l'appareil. "Les patients doivent remplir très sérieusement le questionnaire que nous leur remettons avant l'examen", insiste Emmanuelle Delfaut. "Ils doivent impérativement nous signaler s'ils sont porteurs de pacemakers, d'appareils électroniques implantables, de prothèses cardio-vasculaires, de clips chirurgicaux ou encore d'éclats métalliques dans les yeux. Mais à condition de bien respecter ces contre-indications, cet examen ne présente aucun danger."

Ghislaine Trabacchi et Emmanuelle Billon-Bernheim

Des indications de plus en plus vastes

Les indications des examens d'imagerie par résonnance magnétique sont nombreuses : lésions osseuses et articulaires, maladies cérébrales, neurologiques, viscérales et cardiaques. En routine, cet examen sert à l'étude morphologique des différents tissus du corps humain. Mais plus rarement, l'IRM peut aussi servir à l'analyse fonctionnelle de certains organes : diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer, suivi des grands prématurés, meilleure compréhension de la schizophrénie, évaluation de l'atteinte cérébrale des malades dans le coma.

Rendez-vous : des délais d'attente à rallonge

Le délai moyen pour obtenir un rendez-vous d'IRM est de 34,5 jours ! C'est ce qui ressort d'une récente enquête réalisée auprès de 444 structures de soins par l'association Imagerie santé avenir, qui regroupe la grande majorité des industriels du secteur de l'imagerie médicale. Mais les inégalités régionales sont importantes : il faut attendre 64,7 jours pour passer un examen en Alsace contre 19,5 jours dans le Limousin. Ces délais d'attente trop importants s'expliquent par le sous-équipement français. Notre pays compte deux fois moins d'appareils d'IRM que la moyenne européenne. C'est même le pays le moins bien doté d'Europe de l'Ouest. Pourtant, la liste des indications de cet examen ne cesse de s'allonger et les demandes sont de plus en plus nombreuses. Conséquence : faute de rendez-vous rapides, les examens d'IRM sont remplacés par d'autres moins efficaces, moins appropriés et plus irradiants. Cette pénurie d'appareils met incontestablement en cause l'égalité d'accès à des soins de qualité pour tous les malades. Face à ce constat, le plan cancer 2 prévoit l'installation de 74 appareils d'IRM d'ici 2013, dont 39 dans les 10 régions enregistrant la mortalité par cancer la plus élevée.

Trouver

Faites votre choix dans la liste des critères :

Faites votre choix dans la liste des critères :

Vous cherchez un emploi :

Contact  |  Glossaire  |  Accès à l’Extranet  |  Liens utiles  |  Notice Légale  |  Charte éditoriale et éthique

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.