Vous êtes dans la rubrique L’actualité
Publié le 06/02/2007, Dernière mise à jour le 03/09/2009
Collection Collection "Polar santé"
Eric Giacometti
Edition Mutualité française/Fleuve noir
L’intrigue
Séance de routine à l'Académie de médecine. Les rares professeurs présents somnolent devant leurs pupitres, lorsqu'un cri strident résonne. Le corps poignardé d'une jeune femme, penché sur la rambarde d'une coursive, répand son sang sur l'hémicycle. Une vision d'apocalypse qui cause la mort par infarctus d'un chirurgien renommé. La victime de ce crime spectaculaire, Claire Denice, journaliste médicale, s'intéressait de près à une série de décès inexpliqués survenus dans une clinique de la banlieue parisienne.
Fait troublant qui ne manque pas de frapper David Datkine, le nonchalant inspecteur de la brigade criminelle dépêché sur l'affaire : ces patients étaient tous équipés de pacemakers. Des stimulateurs cardiaques tueurs en série ? Une théorie pour le moins surréaliste qui va pourtant conduire les enquêteurs de Paris à Miami, en passant par l'Andalousie, sur la piste d'un scandale mondial…
Les faits
En 1995, un fabricant de pacemakers stoppe la commercialisation d'un de ses modèles. La raison est embarrassante : des patients sont décédés en Europe et aux Etats-Unis, suite à la rupture d'une tige-guide de mauvaise facture, laquelle perfore le cœur, dans une proportion préoccupante. Des milliers d’autres patients (8.000 cas recensés en France) sont placés devant un douloureux dilemme : choisir d'être à nouveau opérés pour se faire enlever le pacemaker (explantation) et subir une nouvelle implantation, en prenant le risque d’une complication opératoire mortelle, ou bien conserver cet engin dans la poitrine, qui peut les tuer à n'importe quel moment.
Dans le monde, plus de 5.000 personnes ont été explantées à titre préventif. Les patients qui ont opté pour la seconde alternative sont contraints, quant à eux, de se soumettre à des examens tous les six mois, et ce jusqu'à la fin de leur vie.
En France, plus de cent patients ont porté plainte au pénal et au civil. Fait exceptionnel, dix caisses primaires d'assurance maladie s'associent à ces plaintes. Autre motif des plaintes : le fabricant aurait tardé à lancer l'alerte… Pour sa part, celui-ci estime l'avoir donnée au bon moment et affirme que sa sonde cardiaque ne se brise que dans une proportion de 0,05 % des cas. D'autres expertises montrent cependant des cassures dans 24,5 % des cas. Dans certains pays (dont le Canada et les Etats-Unis), le fabricant de pacemakers a versé des millions de dollars d'indemnités pour mettre fin aux procédures judiciaires.
Cette affaire est exposée dans le roman policier d'Eric Giacometti sur fond d'un autre scandale, tout aussi réel. Dans les années 1980, en France et au Canada, des chirurgiens refacturaient à la Sécurité sociale en toute illégalité des pacemakers qu'ils récupéraient sur les morts pour les réimplanter à des patients.
L’auteur
Actuellement chef de service au "Parisien", Eric Giacometti a effectué de nombreuses enquêtes dans le domaine de la santé en tant que journaliste d'investigation, sur des scandales tels que l'amiante, l'affaire du sang contaminé ou encore les risques du vaccin contre l'hépatite B, sujet auquel il a même consacré un ouvrage : "La santé publique en otage" (Albin Michel).

Nous vous invitons à imprimer et à nous retourner le bon de commande ci-dessous dûment rempli.
Une facture vous sera expédiée en même temps que les ouvrages que vous aurez choisis.
A retourner accompagné de votre règlement à :
Fédération nationale de la Mutualité Française Service études, organisation, édition
255, rue de Vaugirard
75015 Paris
Tél. : 01 40 43 63 58
Fax : 01 56 08 40 08
Ou par email à : bruno.taillefert@mutualite.fr
Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.