bannière sur la pétition contre la taxe sur la santé

Avez-vous peur pour la Sécu ?

Publié le 06/02/2009, Dernière mise à jour le 08/02/2010

D'année en année, le trou de la "Sécu" se creuse. Pour inverser la vapeur, les pouvoirs publics mettent en place des mesures financières qui pénalisent les malades. Notre système de protection sociale est-il en danger ? Avez-vous peur pour la Sécu ? Donnez-nous votre avis : vos témoignages alimenteront les débats qui auront lieu lors du congrès de la Mutualité française qui se tient à Bordeaux du 4 au 6 juin.

Les faits marquants

  • L'échec de la réforme de l'assurance maladie de 2004 a conduit les pouvoirs publics à prendre des mesures financières qui pénalisent les assurés sociaux (forfaits, franchises médicales, déremboursements, taxe sur les mutuelles...). Ces taxes sur les malades sont censées renflouer les caisses de la "Sécu".
  • Pourtant, le déficit de l'assurance maladie pour 2009 devrait de nouveau dépasser les 5 milliards d'euros. Il y a six mois, le gouvernement annonçait un plan pour ramener ce déficit à - 3,4 milliards d'euros en 2009.
  • Les taxes, qui fragilisent les malades au prétexte de les responsabiliser, remettent en cause le principe fondateur de solidarité de la Sécurité sociale : "Chacun paie selon ses moyens et reçoit selon ses besoins."
  • Une des priorités du nouveau président américain, Barack Obama, est de construire un système d'assurance maladie aux Etats-Unis. Pendant ce temps, le nôtre s'effrite.

Cette dégradation est-elle inévitable ? Que peut-on faire pour l'enrayer ? Peut-on encore sauver la Sécu ? Vos idées nous intéressent.

Michel, postier, 55

Le 25/05/2009

Bien sûr, je crains la disparition de la secu qui repose sur un mot qui est devenu un mot grossier dans l'économie libérale: ce mot, c'est évidemment SOLIDARITE.
Comme l'on écrit d'autres, le principe est simple: chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
C'est ce principe qui doit être restauré!
Cotiser selon ses moyens, TOUS SES MOYENS: salaire évidemment, mais aussi revenus financiers, revenus immobiliers, etc...Si la cotisation est effectivement établie sur les salaires déclarés(pas sur le travail au noir, clandestin...) qu'en est il des autres revenus?
D'autre part, chacun reçoit selon ses besoins: là aussi, le marketing libéral fait des ravages! Le terme besoin doit s'entendre comme NECESSITE, et non pas comme ENVIE. qui leur a garanti une clientèle solvable. Il serait juste qu'ils soient contributifs aux recettes.
Développer les centres de santé MUTUALISTES, les pharmacies MUTUALISTES sur tout le territoire peut être un levier important de réduction des coûts!
Malheureusement, force est de constater que ça n'est pas un cheval de bataille de LA MUTUALITE FRANCAISE, ce qui limite forcément la crédibilité de la démarche!

catmiaou, secretaire, 40

Le 16/05/2009

oui bien sûr. J'ai peur qu'un jour ce système n'existe plus. Il faut changer beaucoup de choses avant que cela n'arrive mais le gouvernement doit arrêter de toujours culpabiliser les malades. Il y a des riches dans ce pays, qui s'enrichissent encore malgré la crise ou même grâce à elle! pourquoi ne pas faire payer les assurés selon leur moyen?Il faut davantage de solidarité sinon on ne s'en sortira pas même si le gouvernement décide de dérembourser encore plus de médicaments ou de faire payer encore plus les assurés.

jausille, médecin du travail (ex. généraliste), 62

Le 16/05/2009

j'ai constaté pendant les 30 ans où j'étais généraliste que nombre des dépenses de santé étaient aggravées par le fait que le temps consacré aux patients étaient mal distribué...même s'il semblait suffisant, et j'ai toujours pensé que le paiement à l'acte était le principal responsable de cette gabegie. Exemple : un médecin reçoit un patient pour une plainte ou une crainte, il y consacre 25 mn dans le meilleur des cas...demande des examens, fait une ordonnance 99 fois sur 100 et demande à revoir les choses dans x jours...le patient, si c'est une pathologie assez complexe sera vu et revu ensuite régulièrement, disons 3 fois 15 mn dans les 3 mois, total consacré 70mn, dans la plupart des cas c'est devenu un "chronique", qui ne va pas mieux mais on s'en occupe !On aurait pu faire autrement, c'est à dire approfondir la première consultation (40 mn = examen clinique plus complet, reparlé des problèmes anciens et abordé les questions métaphysiques, bref, vraiment "CONNAITRE" la personne et la faire se "RECONNAITRE" mieux), donner des recommandations de comportement alimentaire, de sociabilité avec modifications des rapports aux autres (vie personnelle et/ ou professionnelle), de reprise d'activités physiques...et refaire le point dans une seconde consultation 1 peu + tard (20 mn)...ordonnance éventuelle...et revu 2 mois après, non chronique, sans traitement mais avec un comportement allant vers une conservation du patrimoine santé !70 mn !

JiPé, retraité, 70

Le 15/05/2009

Bien sûr je suis inquiet pour l'avenir de la Sécu et de notre protection sociale :
1 les Français(e)s vivent plus longtemps, certains atteints par le syndrome de la jeunesse éternelle et celui de l'éternité
2 la population continue d'augmenter et c'est heureux
3 les citoyens se soignent de mieux en mieux et c'est bien
4 se soigner coûte globalement de plus en plus cher c'est logique
5 Le citoyen d'aujourd'hui est prêt (quand il en a les moyens) à dépenser plusieurs SMIC par an pour ses loisirs et voudrait que ses frais de santé soient gratuits !!!!
6 Personne ne pose la question du comment on finance
7 On peut se poser la question de savoir si le mouvement mutualiste a des idées et quelles sont-elles pour l'amélioration du système de santé.
Basta !!!! Les mots sont insuffisants.

voguenana, retraitée, 70

Le 15/05/2009

Quant à l'avenir de la Sécurité Sociale, on le voit noir car il surement trop tard pour appliquer un système valable à moins d'en réorganiser la gestion totale, ample travail s'il en est puisque mal établi dès le départ.
Aucune raison n'aurait dû empêcher une bonne marche à un système bien géré.

Artus, retraitée, 82

Le 10/05/2009

Le principe même de la mutualité : l'égalité des prestations à égalité de cotisations. Donner la gratuité de la mutuelle à ceux qui ne paient rien c'est bafouer ce principe.Avec le nombre toujours croissant de ces bénéficiaires gratuits, on arrive à cette injustice : ceux qui paient de plus en plus (cotisations, CSG...) sont de moins en moins remboursés, pendant que les autres sont couverts à 100% et ne se privent donc pas de dépenser. Si l'état veut assister toute la misère du monde qu'il le fasse autrement, avec des structures différentes (dispensaires ou autres).
Quant aux dépassements d'honoraires, je les trouve normaux dans la mesure et à cette seule condition, qu'il s'agisse de praticiens émérites. N'est-il pas normal de payer la qualité ?On paie bien plus cher un produit qui a demandé beaucoup de compétence qu'un vulgaire nanar !
Pour conclure, à force de traire les vaches à lait que sont les actifs (ou ceux qui l'ont été TOUTE LEUR VIE) et à aller vers une égalisation générale, les "nantis" seront devenus pauvres, et les "pauvres" le seront toujours autant !

Mariolette, Retraitée, 54

Le 05/05/2009

Je ne suis plus toute jeune et je n'ai pas d'enfant mais malgré tout je suis très inquiète pour l'avenir et surtout des plus jeunes.

Robert, retraité, 62

Le 30/04/2009

RAPPEL pour que la sécu perdure : il faut cotiser selon ses revenus, pour être soigné selon ses besoins .c'est pour ça qu'il ne faut pas employer une personne au noir pour dissimiler ses revenus , et qu'un arrêt de travail ne doit pas arranger un salarié . Longue vie à cette belle solidarité entre bien portant et malade

caro

Le 30/04/2009

oui car nous sommes de moins en moins bien remboursés. J'ai l'impression que le gouvernement veux nous faire payer à nos frais les actes chirurgicaux et les consultations. Bientôt seuls les plus riches pourront s'offrir les soins dont ils ont besoin et les plus pauvres , ainsi que les classes moyennes ne pourront plus se soigner. Alors qu'avant le système français était un des meilleurs, sinon le meilleurs. Quelle devient belle la France d'aujourd'hui!!!!!

maurgil 22, retraité, 64

Le 30/04/2009

j'ai peur . pourquoi les tarif de nos chers ramasseurs d'argent (autrefois medecin) on t'il augmentés plus vite que l'inflation , parce que/
a)ils étaient sur d'être payés avec notre systéme
b)incapable d'établir de diagnostic donc on donne n'importe quel traitement
c)avec tous les élus de la classe santé il est clair que jamais il n'iront a l'economie en priorité ils se serviront
d) impossible d'équilibrer puisque l'on fait partir les entreprises pour faire travailler des esclaves que l'on ne paie pas
a)les traitements sont de plus en plus onéreux puisque sophistiqués
conclusion . nous créverons pour avoir engraissé un caste de parvenus , qui n'ont même pas le respect de leurs patients
nb) admiration pour certains quand même en milieu hospitalier public

Découvrez le pré-rapport du congrès

Nouveauté : vous pouvez consulter le pré-rapport du prochain congrès de la Mutualité française. Intitulé "Santé : quelles priorités pour la Mutualité ?", ce document est habituellement réservé aux mutuelles pour préparer leurs travaux. Cette année, elles ouvrent le débat au grand public et soumettent ce texte à votre réflexion. Une fois discuté, complété et amendé, ce document de travail sert à la rédaction du rapport final qui est adressé à tous les participants. Ensuite, la résolution générale sera soumise au vote des délégués mutualistes le 6 juin 2009. Elle fixera les orientations du mouvement mutualiste pour les trois années à venir.

Cliquer ici pour télécharger le pré-rapport (pdf)

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