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Accueil > L’actualité > Evénements > Manifestations > Trafic de faux médicaments : la Mutualité Française organise un colloque le 15 octobre
Publié le 26/08/2010, Dernière mise à jour le 14/10/2010

Les contrefaçons de médicaments sont un fléau pour les pays en voie de développement. Mais avec Internet, ces produits gagnent également les pays industrialisés. Forte de ce constat, la Mutualité Française co-organise un colloque gratuit consacré à ce sujet le 15 octobre.
Antibiotiques, traitements anticancéreux, médicaments contre la douleur : 34 millions de faux comprimés ont été saisis en deux mois dans l'Union européenne. Les contrefaçons représentent 10% du marché mondial du médicament, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Soit l'équivalent de 45 milliards de dollars !
Un faux médicament n'est jamais anodin. Il risque de mettre en danger la santé du consommateur : le principe actif peut être sur-dosé, sous-dosé, voire inexistant. Certaines contrefaçons renferment également des substances toxiques.
Le trafic de faux médicaments représente donc un véritable enjeu de santé publique. Pour cette raison, la Mutualité Française organise un colloque gratuit, qui se déroule le 15 octobre, au Palais Brongniart (Paris). Son thème : "Le trafic de faux médicaments : comment le combattre ?".
Mise à jour (14/10/2010) : les inscriptions au colloque sont closes. Rendez-vous prochainement sur www.mutualite.fr pour un compte-rendu.
Le colloque du 15 octobre sur le trafic des faux médicaments est co-organisé par la Mutualité Française en partenariat avec la Fondation Chirac pour le développement durable et le dialogue des cultures ainsi que la Fondation Pierre Fabre. La première a lancé en octobre 2009 une campagne de mobilisation contre les médicaments falsifiés à travers l’"appel de Cotonou". La seconde œuvre pour améliorer les conditions d’accès aux médicaments dans les pays émergents.
Ce sont les pays pauvres, notamment l'Afrique, qui sont la première cible de ces produits frelatés : "La contrefaçon peut y atteindre 50 à 60% du marché", constate Stéphane Lange, chef de veille sanitaire à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Mais les trafiquants réussissent également à s'infiltrer dans les pays riches, notamment avec des produits dits de confort, vendus sur Internet : médicaments pour stimuler la fonction érectile, pour améliorer la masse musculaire, pour perdre du poids. Un médicament sur deux vendus sur la toile est une contrefaçon.
Les diabétiques sont plus nombreux dans la population précaire, notamment chez les hommes, jeunes, exposés à des facteurs de risque comme le tabagisme ou une alimentation déséquilibrée. C'est un des principaux enseignements d'une enquête épidémiologique présentée le 30 janvier à l'Académie de médecine. Y ont participé le Pr Jaffiol, endocrinologue et Etienne Caniard, président de la Mutualité Française. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site "Diabète et précarité" à l'adresse suivante : www.precaritediabete.academie-medecine.fr
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