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Médicaments déremboursés : des solutions pour s’en passer

Publié le 02/03/2006, Dernière mise à jour le 20/01/2010

Depuis le 1er mars 2006, 282 médicaments ne sont plus remboursés par la Sécurité sociale. Leur service médical rendu aux patients a été jugé insuffisant par la Haute Autorité de santé (HAS). Ces produits sont loin d’être indispensables et il est possible de s’en passer assez facilement.

Depuis le 1er mars 2006, 282 médicaments jugés insuffisants ne sont plus pris en charge par la Sécurité sociale. D’après les experts de la Haute Autorité de santé (HAS) chargés de les évaluer, ces médicaments ne présentent pas un service médical rendu suffisant pour justifier une prise en charge par la communauté. En effet, la majorité d’entre eux n’apportent aucune amélioration pour la santé.
Pour s’en passer, il suffit souvent de modifier ses habitudes. Et si ce n’est pas suffisant, il est alors nécessaire de consulter son médecin traitant. Il saura vous conseiller ou vous prescrire des alternatives tout aussi – voire beaucoup plus – efficaces !
Expectorants, phytothérapie, oligoéléments, médicaments contre les troubles digestifs… voici les quatre principales classes thérapeutiques visées aujourd’hui par le déremboursement.

Les fluidifiants bronchiques et autres expectorants
Exomuc©, Bronchokod©, Mucolator© ou Collu-Hextril©, ces médicaments fluidifient les sécrétions nasales ou bronchiques. Mais, administrés trop longtemps, ils les entretiennent.
En cas d’encombrement des voies respiratoires, il est conseillé de bien s’hydrater (un litre et demi d’eau par jour). Le nettoyage des cavités nasales avec du sérum physiologique permet aussi de mieux respirer.

Les médicaments de phytothérapie
Les médicaments de phytothérapie, à base de plantes, sont destinés à améliorer les troubles mineurs du sommeil (Euphytose©, Passiflorine©, Spasmine©…). Pour éviter d’en prendre, mieux vaut commencer par diminuer les excitants comme le tabac ou l’alcool.
Une bonne hygiène de vie est également nécessaire : horaires de sommeil réguliers, arrêt du tabac et pratique régulière d’une activité physique. Le soir, une tisane à base de tilleul peut contribuer à mieux s’endormir.

Les oligoéléments
Les oligoéléments (Granions©, Oligosol©…) sont généralement utilisés comme "modificateurs de terrain". Ils servent à mieux amorcer un régime, à lutter contre la fatigue, le stress…
Pour la HAS, les affections concernées par ce type de médicaments ne sont pas précises et trop diverses. De plus, l’efficacité de ces spécialités n’a pas été établie pour l’ensemble de leurs indications.

Les médicaments contre les troubles digestifs
Ces médicaments sont généralement prescrits contre la diarrhée ou la constipation (Arginine Veyron©, Carbolevure©, Ultra-levure©, Cébéra©, Lacteol©…). La HAS rappelle que la déshydratation constitue le principal risque de la diarrhée. Dans ce cas, le plus important est de boire beaucoup. Chez les jeunes enfants et les personnes âgées particulièrement fragiles, il peut être nécessaire de recourir à des solutés de réhydratation orale.

En cas de constipation, la modification du régime alimentaire s’avère souvent suffisante : boire au moins un litre et demi d’eau par jour, manger des agrumes, des fruits frais ou des pruneaux, véritables laxatifs naturels. Sans oublier de bouger : au moins une demi-heure de marche rapide par jour ou l’équivalent (vélo, natation…).

Efferalgan vitaminé : oui au paracétamol, non à la vitamine C !

Parmi la vague de déremboursements du 1er mars, un médicament prête particulièrement à confusion : l’Efferalgan VitamineC©. Le cas de cette spécialité pharmaceutique illustre bien la démarche des experts scientifiques de la HAS.

Ce médicament contient du paracétamol, une molécule dont l’efficacité contre les douleurs et la fièvre est bien établie. Mais c’est l’intérêt thérapeutique de son association avec la vitamine C qui est remis en cause. En conséquence, l’Efferalgan© "simple" reste, lui, remboursé. Bien sûr, toutes les autres spécialités contenant seulement du paracétamol restent prises en charge par la Sécu.

Non, ce n'est pas une erreur !

En septembre 2005, la Haute Autorité de santé communiquait une première liste comprenant 156 médicaments à service médical rendu insuffisant (SMRI). Pourtant, au 1er mars 2006, la Sécurité sociale procédait au déremboursement de 282 médicaments. Pourquoi une telle différence ? "Tout simplement car elle fait état des médicaments de marque et de leurs formes génériques. Les génériques sont les copies conformes des médicaments de marque : ils en possèdent toutes les caractéristiques, y compris le service médical rendu ", précise Laure Lechertier, responsable du département politique du médicament à la Mutualité française.
Consultez la liste officielle de la HAS

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