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Publié le 29/11/2007, Dernière mise à jour le 22/04/2008
Un enfant qui écrit mal ne peut pas suivre à l’école. Le bilan orthophonique permet d’identifier précisément l’origine de son échec et, avec la collaboration de ses parents, de construire sa rééducation.
Le bilan orthophonique
Lors du premier rendez-vous avec l’enfant et ses parents, l’orthophoniste s’intéresse à l’histoire du petit. Comment s’est passée sa naissance ? A quel âge a-t-il marché ? A-t-il des problèmes de santé ? Ensuite, il voit l’enfant seul et le soumet à de rapides tests orientés sur l’écrit, de difficulté adaptée à son âge : épreuve de déchiffrage, étude des voyelles et des consonnes, épreuve de compréhension avec lecture d’un petit texte… Les résultats de ces tests lui permettent d’établir un bilan.
L’analyse des résultats et la rééducation
A partir de ce bilan, l’orthophoniste et les parents dessinent ensemble un projet de rééducation. "Je souligne tout ce qui est positif chez l’enfant, raconte Cécile Ayerbe, orthophoniste au centre médico-pédagogique de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). La plupart du temps, il est intelligent, mais il a une difficulté. Je leur explique comment nous allons travailler." Selon les symptômes, la rééducation nécessite une ou deux séances par semaine. Pour des anomalies très précises – par exemple, confondre le "n" et le "m" –, dix séances peuvent suffire.
Comment reconnaît-on les troubles du langage écrit ?
Les troubles varient d’un enfant à l’autre. C’est en comparant ses résultats à ceux des autres élèves que l’institutrice va constater qu’un enfant est en échec. Par exemple, vers 6 ou 7 ans, au CP, s’il n’arrive pas à lire et à écrire phonétiquement les sons. Parfois, le passage de l’oral à l’écrit ne s’effectue pas bien. Il sait bien lire, mais fait beaucoup d’erreurs dans les dictées. Il inverse les syllabes. Il ne comprend pas un petit texte.
Quelles sont les causes les plus fréquentes de ces troubles ?
Elles sont multiples. Le médecin déterminera si la santé de l’enfant, y compris psychologique, est en cause. Il fera contrôler, bien sûr, sa vue et son audition. La méthode de lecture est parfois incriminée. Ainsi, la méthode globale met souvent l’enfant en difficulté par manque de repérage entre une consonne et une voyelle. Il connaît le mot "bateau", mais ne peut identifier la syllabe "ba" dans un texte.
La prise en charge par la Sécurité sociale
Le bilan orthophonique prescrit par un médecin est remboursé à 60 % par l’assurance maladie sur la base d’un tarif de 56,88 euros.
Nadine Allain
"Mon fils aîné, Fabien, 8 ans, est hyperactif. En CP, il refusait de s’asseoir pour lire et écrire, raconte Sandrine. Sur les conseils du médecin, il a subi une batterie de tests et d’examens (électroencéphalogramme, IRM pour vérifier ses connexions neurologiques, QI, tests psychologiques, bilan orthophonique…) à l’hôpital Robert-Debré, à Paris.
Ces différents dépistages ayant fortement perturbé son année scolaire, il l’a poursuivie pendant six mois par correspondance chez sa grand-mère. De retour à l’école, il a pu sauter le CE1 et entrer directement en CE2. Fabien est désormais suivi par une orthophoniste, qui lui fait faire des jeux, des puzzles et utiliser un ordinateur. Il ne fera peut-être pas Polytechnique, mais cela va mieux ! "
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