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Publié le 20/06/2007, Dernière mise à jour le 28/06/2007
De réformes inabouties en mesures de ravaudage, la Sécu reste dans le rouge ! Le 19 juin 2007, le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), Frédéric Van Roekeghem, a fait au gouvernement une série de propositions pour redresser les comptes. Objectif : 1,5 milliard d'économies. Plus d'un tiers pèserait directement sur les assurés sociaux et leurs complémentaires.
Comme un air de déjà-vu ! Une fois de plus, les assurés sociaux risquent de faire les frais du dérapage des comptes de l’assurance maladie. Le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), Frédéric Van Roekeghem, a présenté le 19 juin 2007 un plan d’économies d’un montant total de 1,455 milliard d’euros.
Ce plan vise à limiter le dérapage de l’assurance maladie, évalué à 2 milliards d'euros pour cette année par le Comité d'alerte de la Sécu. Devant les réserves voire les hostilités exprimées par le conseil de la Cnam, le plan de Frédéric Van Roekeghem n’a pas été mis au vote.
Il prévoit 550 millions d'économies supportées par les ménages ou leur complémentaire santé. La Mutualité Française estime qu'il "met encore une fois lourdement à contribution les assurés sociaux", après la réforme de l’assurance maladie d’août 2004, a déclaré Fabrice Henry, représentant la Mutualité à la Cnam.
Les mesures proposées par le directeur de la Cnam sont désormais à l’étude au Comité d’alerte et au gouvernement. Dans un communiqué conjoint, les ministres de la Santé et des Comptes publics, Roselyne Bachelot et Eric Woerth, ont annoncé qu'ils feraient connaître leurs décisions "début juillet".
| Un tiers des économies à la charge des malades et des complémentaires |
A l'image de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), la Mutualité sociale agricole (MSA) et le régime social des indépendants (RSI) ont présenté le 19 juin leurs propres propositions :
- Le déremboursement de médicaments jugés insuffisants, comme certains laxatifs.
- Le déremboursement des cures thermales.
- Le renforcement des contrôles sur les transports en ambulance.
- Le déremboursement des anti-douleurs de premier niveau (paracétamol, aspirine), dont l’efficacité est pourtant incontestable.
Retrouvez notre article "Sécu : Jean-Pierre Davant tire la sonnette d'alarme sociale" en cliquant ici.
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